La meilleure méthode de lecture pour apprendre à lire avec plaisir !

Il y a différentes méthodes de lecture qu'on appelle globale, mixte, intégrative, syllabique/alphabétique...

Les méthodes globales

Il y a beaucoup de reproches faits sur les méthodes non-syllabiques (globale, mixte, intégrative) car les enfants prennent l'habitude de deviner le mot inconnu, au lieu de réellement lire le mot. Ils doivent souvent "lire" dès les premiers jours de CP, plusieurs phrases (ce qui les déroute) et apprendre pas mal de mots-outils par cœur... ils finissent pas penser que les mots sont des images à apprendre par cœur et peuvent parfois rater le passage au réel déchiffrage, combinatoire des sons...

Bref il suffit de lire quelques témoignages et arguments sur Internet comme celui-ci ou ici pour comprendre qu'effectivement cela peut être problématique et poser des soucis pour la suite du parcours de l'élève... certains sont ensuite étiquetés dyslexiques ou dysorthographiques, suite à des mauvais apprentissages des fondamentaux... cela peut poser de réels soucis pour toute la suite de leur parcours scolaire.

Personnellement je pense que cela ne fait pas de doute que cela ne soit pas une bonne chose de retarder l'apprentissage du B-A-BA.... pour moi la lecture ce n'est pas des devinettes ou du "par coeur" et c'est un tort de le laisser croire aux enfants (dès la maternelle malheureusement).

Les méthodes syllabiques

A l'inverse, les méthodes syllabiques / alphabétiques ont pour principe d'apprendre à l'enfant à lire lettre par lettre, et graphème par graphème progressivement et méthodiquement. Il doit lire seulement des mots qu'il est capable de déchiffrer (et pas deviner), le nombre de mots-outils ("est"...) est en général réduit au strict minimum. Et c'est ensuite la fluidité du déchiffrage qui permet à l'élève d'accéder au sens des mots et des phrases.

Les principaux reproches faits aux méthodes alphabétiques sont les suivants : Jean-Pierre Terrail, La syllabique est-elle réactionnaire ?

Selon ses détracteurs, elle contraindrait les élèves à se contenter pendant des mois d’une activité purement mécanique et mémo­rielle, ânonnant les syllabes, déchiffrant péniblement des phrases simples et sans liens, puisque la méthode implique qu’on ne propose à leur lecture que des mots dont les syllabes ont été préalablement étudiées.
  • Cette entrée aride dans le lire, qui reporte « l’enseignement de la compréhension » après l’acquisition du code, ne laisserait aucune place au désir et au plaisir dans l’apprentissage, serait de nature à décourager un grand nombre d’élèves et à ne jamais leur permettre d’accéder au sens, ni même de réaliser que « lire, c’est comprendre ».
  • Elle serait qui plus est peu démocratique puisque l’école, en mettant l’accent sur le déchiffrage, déléguerait aux familles tout ce qui touche à la compréhension et à l’acculturation (développement du vocabulaire, familiarisation avec les textes et les livres).
http://slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/lecture/degat_revisionisme_morel.pdf
De la petite section à la classe de 5è, douze années sont donc aujourd’hui jugées nécessaires à l’enseignement de ce qu’on persiste pourtant à appeler un « apprentissage premier ». On voit le progrès par rapport à l’époque barbare où les maîtres républicains, dans des écoles que Friedrich Engels tenait pour « les meilleures du monde », faisaient ânonner les élèves pour leur apprendre à lire... en trois mois.